LES COMITES
OPERATIONNELS
(COLTI)
Selon
l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, le travail
illégal représenterait 4% du produit intérieur brut et porterait sur un montant
de 60 milliards d’euros. Dans ce contexte, la loi du
11 mars 1997 renforce la lutte contre le travail illégal en créant un
dispositif de coordination national, la Délégation interministérielle à la
lutte contre le travail illégal (DILTI), ainsi qu’une structure opérationnelle dans chaque département, les Comités opérationnels de lutte contre
le travail illégal (COLTI).
De
plus, le texte législatif introduit le délit de «
travail dissimulé » caractérisé par la dissimulation d’activité, de salariés ou d’heures travaillées. Les termes
« travail clandestin » et « travailleur clandestin
» sont désormais caducs.
Dans
cette hiérarchie des compétences,
Ainsi en 2004, 21,7% des contrôles réalisés se
sont inscrits dans le cadre des COLTI.
L’ORGANISATION
Créé
dans chaque département, le COLTI est présidé par le procureur de la République
près le tribunal de grande instance du chef-lieu du département. Outre un
représentant du préfet et les autres procureurs de la République compétents, il
réunit les agents, fonctionnaires ou militaires dont les compétences sont
requises pour l'examen des questions ou le suivi des procédures dont il se
saisit.
Aux
acteurs prédisposés à ce type de missions (Douanes, Police Nationale,
Gendarmerie à laquelle est rattaché l’Office central de lutte contre le travail
illégal …), il est loisible d’y associer, compte tenu
des opérations programmées, des représentants des ASSEDIC, de la DGCCRF, des
services vétérinaires, de
En
2005, le Ministère de la Justice a précisé que la collaboration des COLTI et
des GIR (Groupement d’Intervention Régionaux) devait
être développée. Le ministre stipule qu’il serait judicieux, comme le font déjà
certains procureurs de la République par ailleurs, d’inviter le chef du G.I.R
ou l’un de ses représentants à siéger de manière permanente au sein du COLTI.
Dans
chaque département, le comité opérationnel réunit donc les corps de contrôle
habilités, assure la coordination interministérielle de l’action et centralise
de l’ensemble des procès verbaux dressés par les agents de contrôle habilités à
lutter contre le travail illégal. Dans cette optique, le secrétariat
permanent du COLTI assuré au sein de
·
Il facilite la circulation de l’information entre les agents
de contrôle ;
·
Il apporte son concours technique et organise la
programmation des opérations de contrôle ;
·
Il informe les services des suites pénales, civiles et
administratives réservées aux affaires ;
·
Il s’assure que les administrations et organismes compétents
disposent des informations nécessaires
- à la mise en recouvrement des cotisations sociales et
impositions éludées,
- à l’application du refus des
aides financières de l’Etat (emploi et formation professionnelle) et des aides
publiques (politiques culturelles),
- à la mise en oeuvre des dispositions relatives à la solidarité financière
des donneurs d’ordre.
·
Il gère le fichier informatique des procès verbaux de
travail illégal et de leurs suites judiciaires et administratives (logiciel
d’exploitation TADEES) ; il tient à jour les tableaux statistiques sous le
contrôle des procureurs de la République.
LEURS MISSIONS
Le rôle et les missions des COLTI sont prévus aux articles
11 à 13 du décret n° 97-213 du 11 mars 1997 relatif à la coordination de la
lutte contre le travail illégal. Structure centrale de la coopération opérationnelle
des services chargés de la lutte contre le travail illégal, ils ont pour
principales missions :
LES
SECTEURS PRIORITAIRES D’INTERVENTION
·
Le spectacle vivant et enregistré où les derniers
chiffres publiés par la Commission nationale de lutte contre le travail illégal
attestent que 20,8% d’entreprises du spectacle vivant et 17% des entreprises du
spectacle enregistré étaient en infraction au premier semestre 2007.
·
L’agriculture avec
des opérations coordonnées de contrôle des exploitations (maraîchages…)
notamment lors des périodes sensibles (récoltes, vendange,).
·
La sécurité et le gardiennage.
·
Le BTP qui, avec 19% des
infractions, constitue le secteur le plus verbalisé. Tous les types de fraudes
sont relevées par les agents : dissimulation
d’activité, dissimulation d’emploi, faux statuts, fausse sous-traitance, emploi
de main d’œuvre étrangère sans titre de travail…
·
Les Hôtels Cafés et Restaurant
surtout lors d’activité saisonnière touristique où les infractions
principalement constatées sont le travail dissimulé par dissimulation de
salarié (83,6%) ou par dissimulation d’activité (7,1%), et l’emploi irrégulier
de travailleurs étrangers (5,7%).
Dans le
Gard, les infractions les plus constatées sont le
défaut de déclaration sociale L 324-9 et L 324-10 ; l’emploi d’étrangers
en situation irrégulière L 341-6 ; le prêt illicite de main d’œuvre
et le marchandage L125-1 et L 125-3.
CONTACTS
Pour le Gard, il y a deux COLTI locaux Nîmes et Ales qui se
réunissent une fois tous les deux mois.
DDTEFP,
174
rue Antoine Blondin, BP 7139, 30913 NIMES CEDEX.
Tél. : 04 66
38 55 55 ; Fax :
04 66 38 55 39 ; Email : ddtefp.gard@travail.gouv.fr
.
Note de synthèse
réalisée par www.helios-detective.com